Le château de Blois

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Des châteaux, on en trouve beaucoup en France. Ils sont les marques du passé, d’un passé très prospère. Ils sont d’une dizaine de siècles avant notre ère. L’on peut citer le château de Versailles ou le Fort Boyard, les plus connus. Ils sont reliés à l’histoire du Pays. Dans la ville de Blois il en existe un, qui deviendra plus tard un musée comme bien sûr le palis du Louvre ou le château de Blois. Ce dernier appartient actuellement à la ville de Blois. Elle est entourée de beaux Châteaux, vestiges du moyen age à l’époque classique, et font la fierté des habitants de la ville. Ce Château royal de Blois est situé sur la rive droite du fleuve Loire. Des personnages historiques y sont passés : soit ils y résidaient définitivement, soit ils étaient juste de passage.

Qui ont habités le Château ?

Les premiers propriétaires du Château ont été pillé par les Viking en 854. Les suivants étaient de puissants seigneurs féodaux aux X éme et XI éme siècle, les comtes de Blois.

L’architecte Thibault le Tricheur va réédifier le Château au Xéme siècle, puis la famille de Châtillon prend le relaie au XIII éme siècle. Plus tard en 1392, Blois sera vendu par les derniers descendants de cette famille, Guy II de Blois-Chatillon à Louis d’Orléans, frère du roi Charles VI. Ce nouveau propriétaire est assassiné à Paris et sa femme partira habiter au château jusqu’à sa mort. Son fils fera de cet endroit un centre culturel où le concours de poésie « ballade du concours de Blois » en 1440.

Et en 1498, le Château devient ainsi une résidence royale du temps de Louis XII, fils de Charles d’Orléans. Il s’y installât avec sa femme et ils entreprennent des travaux de reconstructions dans un style gothique tardif. Colin Biart devient alors le maître d’œuvre. Il édifie la chapelle Saint-Calais et bâtie le jardin Renaissance.

En 1514, François Ier, époux de Claude de France, la fille de Louis XII, construit une nouvelle aile, de style renaissance. Quant à sa femme elle décide de remeubler le Château. Mais à la mort de celle-ci en 1524, les travaux s’arrêtent. Surpris par cette soudaine disparition, le roi quitte le Château et le laisse aux grands soins des responsables du Château de Fontainebleau. Il leurs envoie toutes ses collections de livres pour fonder la bibliothèque nationale.

>Malgré ce départ, les successeurs de François Ier y résideront. Des réunions d’Etats généraux seront même organisées sous le règne de Henri III, en 1576 et 1588. Ce roi fait assassiner ses ennemis, le Duc de Guise et le Cardinal de Lorraine, dans sa propre chambre au deuxième étage. Après la mort de Henri IV, le Château deviendra un lieu d’exil pour sa veuve, pour Richelieu, ou pour la mère de Louis XIII.

Les derniers habitants du Château sont les membres de la famille de Gaston d’Orléans et sa cour. Gaston entreprend alors des travaux avec l’architecte François Mansart mais très vite interrompu pour des raisons financières. Le Château sera à nouveau abandonné à sa mort et cela durant 130 ans. Il sera vidé de ses richesses au temps de la révolution. Il ne lui reste que ses murs.

En 1788, le calme revenu en France, le roi Louis-Philippe décide de transformer ces ruines en casernes. En 1846, la restauration du bâtiment commence du côté des appartements royaux de l’aile François Ier. Les membres de la famille de Louis d’Orléans se sont succédés à cette résidence royale. Il faut aussi noté le passage de Jeanne d’Arc qui se fait bénir par l’archevêque de Reims dans la chapelle.

Du Château au musée

En 1841 il est classé monument historique et en 1846, il sera transformé en musée. Devenu musée, le Château est reconstruit, et des reconstitutions sont entreprises. Bien sûr ceux ne seront jamais parfaits comme ceux de l’époque ancienne. Depuis que la ville de Blois a pris en mains ces travaux, le Château a beaucoup changé. Il ne s’agit pas de faire de lui un simple beau Château, avec de beaux jardins, il s’agit plutôt de retracer l’histoire à travers le décor. La résidence sera alors divisée en quatre sections dont trois ailes et une partie du château où se trouve la grande salle. Ils seront restaurées tour à tour au fil du temps.

A commencer par la plus ancienne salle civile gothique de France qu’est la salle des Etats. Elle est d’un style gothique du XIIIéme siècle. Les débuts de la restauration de cette salle date de 1846, travaux réalisés par Félix Duban, s’inspirant toujours de la polychromie du XIII éme siècle (des couleurs vives comme le rouge et le bleu associés à de l’or). Un musée lapidaire est alors accolé à cette salle, il conserve les objets provenant des fouilles, les sculptures et les moulages et études en plâtre de Félix Duban. La tour du Foix, aménagée aussi, avec la salle des états reconstruite, forme le couple représentant l’époque du moyen age.

En 2007, les reconstructions continuent encore. Certes l’aile Louis XII est un mélange de style gothique (marqué par les moulures, les tri lobes, les pinacles ou les lucarnes) du style de la renaissance (la création d’un couloir qui facilite l’accès aux différentes salles). Il est devenu le musée des beaux arts depuis 1869 avec 8 salles réservé aux peintures et sculptures du XVI éme au XIX éme siècle, aux ferronneries et serrureries, et aux tapisseries. La chapelle, l’oratoire privée du roi en 1508, est rénovée : des vitraux modernes sont posés en 1957.

Dans l’aile François Ier, se trouve à l’entrée on ne ratera pas l’escalier monumental de type vis hors œuvre, couvert de fines sculptures. Les appartements royaux avec celui de François Ier, dont le quart a été démolie par Gaston d’Orléans, seront restaurés par Félix Duban. Dans la chambre secrète, cabinet de Marie de Médicis, sont posées 237 panneaux sculptés de candélabre à l’italienne datant de 1520 et dans les placards, des œuvres d’art et des livres précieux. Les sigles H comme Henri II et C comme Catherine de Médicis sont trouvés partout dans la chambre de la reine. Les vitraux de l’oratoire, de la salle des capitaines et de la salle des gardes sont du XIX éme siècle. Dans ces dernières salles, ils sont consacrés l’histoire de la monnaie et des faïences néo-renaissance.

Au premier étage de l’aile se trouve le cabinet neuf reconstitué aussi par Félix Duban. Des dessins, des gravures et des objets évoquant l’architecte sont exposés dans la galerie portant son nom. Les principaux personnages et les événements tragiques de la guerre de Religion sont retrouvés sur les tableaux exposés dans la salle des Guises. Pour démarquer la chambre du roi des autres salles, Félix Duban enrichi le décor d’or, marque du pouvoir.

En 2003 de nouvelles restaurations sont entreprises par la ville de Blois La salle du conseil est riche en meubles du XIXéme siècle ; la tour Château Renault est ouverte au public, donnant un panorama sur les anciens jardins royaux et le pavillon d’Anne De Bretagne et l’orangerie. L’aile Gaston d’Orléans est confiée à François Mansart entre 1635 et 1638 dans un style classique. Elle se trouve au fond de la cour. Il y construit un escalier orné de sculptures allégoriques. C’est le lieu où l’on peut découvrir l’histoire du Château. On y organise souvent des expositions temporaires et des congrès.

Aujourd’hui, des restaurations sont encore en cours notamment dans la salle des Etats, et cela ne cessera pas au fil des années à venir. De nombreuses pièces rares de l’histoire viennent enrichir davantage le musée. Par ailleurs, il y existe sûrement d’autres éléments de l’histoire, pièces manquantes, qui ne sont pas restitué. Mais ceux qui y sont déjà sont déjà très beau à voir à quoi bon chercher ailleurs. Profiter de l’instant.

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