Autrefois, le département de la Dordogne abritait l’ancienne province du Périgord. Il a été créé en 1790 sous la loi du 22 décembre 1789 durant la période de la Révolution Française. En réalité les habitants du département de Dordogne n’adoptent pas vraiment cette appellation qui leur semble trop étrangère. Par contre, ils trouvent très normal que les visiteurs et les touristes soient plus à l’aise en donnant au département le nom de Dordogne.
En effet jusqu’à ce jour les habitants de la Dordogne sont toujours appelés Périgourdins ou Périgordins, en référence à l’ancien nom de la province. Périgord qu’ils considèrent comme leur part de paradis et qu’ils refusent de nommer autrement. D’autant plus que le nom de Dordogne est déjà attribué à un fleuve. Confondre les deux seraient impardonnable pour les Périgourdins qui malgré l’influence massif de nombreux étrangers, tiennent à garder la valeur unique de leur région.
Si on choisit de partir à la découverte de la Dordogne du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, on ne manquera pas de s’étonner et de s’émerveiller en cours de route. Dordogne est bien le seul endroit où l’on peut faire un bain de langue de proximité, parce que non seulement les Périgourdins ont tenu à garder le nom de l’ancienne province, mais ils ont aussi conservé leur propre langue "l’occitan". Ainsi, de Montazeau à Nadaillac, on peut apprendre le dialecte limousin. Et jusqu’au sud, un peu plus loin on s’habituera au dialecte languedocien. Le dialecte poitevin-saintongeais est par ailleurs adopté par les communes de Parcoul et une partie de La Roche-Chalais.
Au risque d’y perdre son latin, il est toujours conseillé de goûter de temps à autres aux spécialités gastronomiques de la région qui risque de retenir plus d’un. Mais il y a toujours une issue de secours, les visites ne s’arrêtent pas ; il faut reprendre la route malgré tout...
Pour se renouveler les idées et écouter le récit de l’histoire de la France, on pourrait griffonner un petit souvenir sur "le monument aux morts". Construit par le grand sculpteur allemand Jochen Gerz, ce monument démontre à quel point les Périgourdins tiennent à leur village.
Les émotions passées, il ne faut surtout pas oublier de visiter les milliers de châteaux dont la Dordogne est dotée. Il suffit juste d’y accorder le temps qu’il faut et avec un peu de chance, on pourrait au moins visiter les châteaux les plus connus de la région, dont le Château de Hautefort, le Château de Biron ou encore le Château de Puymartin. Et si l’histoire s’avère intéressante, on peut toujours continuer la visite vers les Bastides sans oublier de faire un saut dans les plus beaux villages de la France : Belvès, Beynac-et-Cazenac, Domme, Limeuil et tant d’autres.
Il ne faut pas non plus oublier de visiter les environs de Dordogne qui ne cessent d’étonner les touristes avec les merveilles qu’ils renferment : la Vallée de la Vézère devenue célèbre avec ses nombreuses grottes, vestiges du passé ; les fameuses villes de Sarlat, de Bergerac et de Nontron à l’environnement et au paysage uniques, dont elles seules possèdent la richesse : le village du Bournat, l’abbaye de Brantôme, le parc archéologique de Beynac et Mandacou.
On peut passer des heures à raconter l’histoire de la Dordogne, on peut même en perdre l’envie de déjeuner tellement c’est intéressant. Mais ce qui serait encore plus intéressant c’est de voir tout cela de près et d’en partager les expériences avec les habitants de la région. De plus, le monde est à nous, il ne nous reste plus qu’à en découvrir les richesses et à en exploiter les ressources...